Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas donnée, mais cohérente si tu l’exploites
Design et look : voyante mais pas ridicule
Confort au pied : très moelleux mais pas mollasson
Matériaux et construction : sérieux mais très orienté route
Durabilité après une centaine de kilomètres
Performance et sensations en course
Ce que propose vraiment cette Superblast 2
Points Forts
- Amorti très confortable avec bon retour d’énergie, idéal pour les longues distances
- Chaussant globalement stable et agréable, pas de rodage nécessaire pour moi
- Polyvalente sur footing, sortie longue et allure tempo, tout en restant assez légère
Points Faibles
- Prix élevé, surtout si tu ne cours pas beaucoup
- Stack très haut qui peut gêner ceux qui aiment sentir le sol ou qui sont sujets aux entorses
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ASICS |
Une paire taillée pour envoyer des kilomètres
J’ai pris ces Asics Superblast 2 en 43.5 EU, couleur Vert Vital Noir, pour remplacer une paire de Novablast 3 que j’avais bien usée. Je cours entre 40 et 60 km par semaine, avec une prépa semi-marathon en cours, donc je cherchais une chaussure avec beaucoup d’amorti mais qui ne soit pas un bloc de mousse tout mou. Concrètement, je les ai testées sur environ 120 km : footing tranquille, sortie longue de 22 km et quelques blocs d’allure tempo. Ça me semble suffisant pour avoir un avis un peu sérieux, pas juste sur le confort dans le salon.
Au premier enfilage, ce qui m’a frappé, c’est la hauteur de la semelle. On sent tout de suite qu’on n’est pas sur une petite basket minimaliste. Ça monte assez haut sous le pied, mais sans la sensation de marcher sur des échasses. Je venais de la Novablast, donc j’avais déjà l’habitude des stacks un peu généreux, mais là on est encore un cran au-dessus. Par contre, le poids reste contenu : en main, ce n’est pas une brique, ça rassure.
Je les ai surtout utilisées sur route et chemin stabilisé. Pas de trail gras ni de piste mouillée, donc je ne vais pas inventer. Par contre, j’ai couru sous une petite pluie et sur trottoir humide, ce qui permet déjà de voir si la semelle extérieure fait le job niveau grip. Globalement, je cherchais une chaussure pour les sorties longues et les footings rapides, pas pour faire de la VMA pure ou de la piste. Pour ça, j’ai d’autres modèles plus légers et plus proches du sol.
Je vais être clair : ce n’est pas une paire parfaite, et vu le prix, je trouve normal de chipoter. Mais il y a des trucs qui m’ont vraiment plu, notamment le retour d’énergie et le confort sur la fatigue musculaire après 15-20 km. À l’inverse, tout le monde ne va pas aimer la hauteur et le côté un peu « trampoline ». Dans ce test, je te détaille comment ça se comporte en vrai, sans discours marketing.
Rapport qualité-prix : pas donnée, mais cohérente si tu l’exploites
On ne va pas tourner autour du pot : la Superblast 2 est chère. On est clairement dans le haut du panier niveau tarif pour une chaussure d’entraînement. La question, c’est : est-ce que ça les vaut ? Pour moi, ça dépend vraiment de ton usage. Si tu cours peu (une ou deux sorties de 5 km par semaine) et que tu cherches juste un truc confortable, tu peux trouver moins cher qui fera largement le job. Là, tu paies pour un mix de légèreté, gros amorti et dynamisme que toutes les paires n’ont pas.
Si par contre tu t’entraînes régulièrement, que tu prépares des semi ou des marathons, et que tu veux une chaussure capable d’encaisser les longues sorties tout en restant agréable à allure un peu soutenue, là le prix devient plus logique. On est sur une paire qui peut faire : footing, sortie longue, tempo, voire course pour certains. Ça évite d’acheter trois modèles différents. Dans ce cas, le coût se dilue un peu mieux sur le nombre de kilomètres.
Comparé à d’autres modèles que j’ai testés (type Nimbus, Novablast), la Superblast 2 est plus chère mais aussi plus polyvalente sur les allures rapides tout en gardant un énorme confort. La Nimbus est plus molle et plus lourde, la Novablast est un peu moins stable à mon goût. Là, on a un compromis intéressant. Par contre, si tu as déjà une paire avec plaque carbone pour les courses, la Superblast 2 reste surtout un luxe pour l’entraînement.
Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour un coureur régulier qui va vraiment l’utiliser, moyen pour quelqu’un qui court peu. Si tu arrives à la choper en promo, là ça devient franchement intéressant. Plein tarif, il faut juste être conscient que tu paies pour du confort et des sensations spécifiques, pas juste pour le logo Asics.
Design et look : voyante mais pas ridicule
Visuellement, cette version Vert Vital Noir est assez tape-à-l’œil. Le vert est bien vif, avec des blocs de couleur asymétriques comme annoncé. Perso, j’aime bien les chaussures un peu visibles pour courir, surtout quand il fait gris ou tôt le matin, donc ça ne me dérange pas. Mais si tu es du genre discret, ce coloris ne sera peut-être pas ton préféré. Le logo Asics ressort bien, mais ça reste classique pour la marque, rien de surprenant là-dessus.
Ce qui est le plus marquant, c’est la hauteur de la semelle. On voit tout de suite que c’est une chaussure à gros amorti. Certains vont trouver ça un peu massif, surtout en ville avec un jean, mais bon, on parle d’une chaussure de course, pas d’une sneaker lifestyle. En mouvement, ça choque moins que posé sur une table. Le profil est un peu rocker (l’avant est relevé), ce qui donne ce côté « bascule vers l’avant » une fois en courant.
Les finitions sont propres : pas de colle qui dépasse, pas de fils qui traînent. La tige en maille tissée est assez fine visuellement, avec des zones plus aérées. On voit que ce n’est pas une chaussure d’hiver ultra chaude, c’est plutôt pensé pour le printemps / été / mi-saison. Les lacets sont basiques mais efficaces, pas trop élastiques, ils tiennent bien le nœud. La languette est semi-soufflet, ce qui limite bien les déplacements et améliore le maintien du milieu du pied.
Au quotidien, je ne la trouve pas très polyvalente niveau style : pour aller au boulot ou sortir, ça fait vraiment « je viens de finir ma séance de fractionné ». Mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Pour courir, le look est cohérent avec ce qu’elle est : une grosse chaussure de performance / entraînement, plutôt moderne. Si tu aimes les designs sobres, tu peux juste viser un autre coloris. Pour moi, ce vert pétant, c’est un plus : on me voit de loin, et ça colle bien à l’image d’une chaussure faite pour envoyer des kilomètres.
Confort au pied : très moelleux mais pas mollasson
En termes de confort, on est clairement sur quelque chose de généreux. Dès qu’on enfile la Superblast 2, on a ce sentiment de gros coussin sous le pied, mais avec un maintien correct. La semelle intérieure en mousse est agréable, et la forme globale respecte bien le pied. Sur mes premières sorties (8-10 km), je n’ai pas eu besoin de période de rodage particulière. Aucune ampoule, pas de points de pression sur le coup de pied ou le talon. Le col autour de la cheville est bien rembourré sans être envahissant.
Ce qui m’a surtout marqué, c’est la façon dont la chaussure gère la fatigue musculaire sur la durée. Sur ma sortie longue de 22 km, d’habitude je commence à sentir les quadris et les mollets tirer sur la fin. Là, c’était nettement plus gérable. On sent que l’amorti absorbe bien les chocs, surtout au niveau du talon et du médio-pied. Pour les coureurs qui enchaînent les kilomètres, c’est un vrai plus : on termine la séance un peu moins « cassé » qu’avec des chaussures plus sèches.
Par contre, tout le monde n’aimera pas cette hauteur et ce côté « trampoline ». Si tu viens de chaussures plus basses ou plus fermes, tu peux te sentir un peu instable les premières sorties, surtout dans les virages serrés ou sur les trottoirs un peu défoncés. Moi, je n’ai pas eu de souci de cheville, mais je comprends ceux qui n’aiment pas cette sensation de flotter un peu au-dessus du sol. C’est à prendre en compte si tu as déjà eu des entorses ou si tu cours sur des surfaces très irrégulières.
Niveau respirabilité, rien à redire : même sur un footing d’une heure par temps doux, je n’ai pas eu la sensation de pied qui surchauffe. La maille fait bien son job. En revanche, pour l’hiver froid et humide, ce n’est pas la chaussure la plus chaude ni la plus protectrice. Globalement, pour le confort, je dirais que c’est très réussi pour : les longues distances, les gabarits moyens à lourds, et ceux qui veulent chouchouter leurs articulations. Si tu cherches un contact très direct avec le sol, ce n’est pas la bonne candidate.
Matériaux et construction : sérieux mais très orienté route
Niveau matériaux, on est sur du classique haut de gamme chez Asics : tige en maille tissée, semelle intermédiaire en EVA avec les mousses FF BLAST PLUS et FF BLAST TURBO, et semelle extérieure en caoutchouc. La maille est assez fine, bien aérée, avec un renfort sur l’avant du pied pour limiter l’usure. Je n’ai pas eu de frottements ni de coutures gênantes, même sur une sortie de plus de 20 km. La doublure intérieure en polyuréthane est douce, ça ne gratte pas, même avec des chaussettes fines de running.
La semelle intermédiaire, c’est vraiment le gros morceau. On sent bien la différence entre la partie plus moelleuse (FF BLAST PLUS) et la partie plus rebondissante (FF BLAST TURBO). En pratique, ça donne un ensemble qui reste assez ferme sous la première impression « coussin », surtout quand on commence à accélérer. Ce n’est pas une mousse qui s’écrase facilement, même pour un gabarit moyen. Pour la durabilité, c’est plutôt bon signe : après 120 km, je vois très peu de marques d’affaissement.
La semelle extérieure en caoutchouc accroche bien sur route sèche et légèrement humide. Je n’ai pas eu de décrochage en virage, même en relançant un peu. Par contre, il y a des zones où la mousse est directement exposée (classique sur ce type de chaussure), donc sur des chemins très caillouteux ou abrasifs, ça risque de marquer plus vite. Clairement, ce n’est pas pensé pour jouer dans les cailloux ou sur terrain très irrégulier. Ça reste une chaussure orientée route / chemin propre.
Globalement, la construction donne confiance. Les coutures sont propres, les collages aussi. Ce n’est pas une chaussure minimaliste, on sent qu’il y a de la matière. Par contre, elle n’est pas annoncée comme étanche, et ça se sent : au premier passage dans une flaque un peu profonde, ça traverse. Donc à éviter pour les grosses pluies prolongées ou les chemins détrempés. Pour un usage sport classique par temps correct, les matériaux sont cohérents avec le tarif, sans donner l’impression d’un produit bâclé.
Durabilité après une centaine de kilomètres
Après environ 120 km, l’usure est assez limitée, ce qui est plutôt rassurant pour une chaussure de ce type. La semelle extérieure en caoutchouc montre quelques marques sous la zone d’attaque (je pose plutôt médio-pied), mais rien d’anormal. Les zones où la mousse est exposée sont un peu marquées, surtout sur les sorties avec quelques graviers, mais ce n’est que superficiel pour l’instant. Je pense qu’en usage route/chemin propre, on peut tabler sur une durée de vie correcte pour ce segment, mais je ne m’avance pas à 1000 km non plus.
La tige en maille tient bien. Pas de déchirure, pas de signe de fatigue autour des orteils, ce qui est souvent le point faible sur certaines chaussures. Les renforts à l’avant jouent bien leur rôle. Les coutures internes sont toujours propres, et je n’ai pas de zones qui se décollent. La languette et le col autour de la cheville n’ont pas bougé non plus, pas d’écrasement notable de la mousse à ce stade.
Ce qui m’intéresse surtout, c’est la tenue de l’amorti dans le temps. Pour l’instant, la mousse ne s’est pas affaissée de façon visible. La sensation de rebond est toujours là, et je n’ai pas eu ce côté « chaussure qui meurt » qu’on ressent parfois quand la mousse commence à fatiguer. Après 120 km, c’est logique que ça tienne encore, mais certaines paires bas de gamme montrent déjà des signes de fatigue à ce stade. Là, on sent qu’on est sur un produit un peu plus sérieux.
Je pense que la durabilité va surtout dépendre de ton gabarit et de la surface sur laquelle tu cours. Un coureur lourd qui tape fort sur du bitume abrasif usera forcément plus vite la semelle extérieure. Pour un coureur de poids moyen sur route classique, je dirais que le rapport durabilité/prix est correct, sans être fou. À ce tarif-là, on aimerait toujours que ça dure éternellement, mais ça reste une chaussure de performance, pas une godasse de rando en cuir.
Performance et sensations en course
Sur le terrain, le combo de mousses FF BLAST PLUS et FF BLAST TURBO donne un comportement assez particulier : ça rebondit bien sans être une flaque molle. Sur les footings tranquilles (5:15–5:45/km pour moi), la chaussure reste agréable, on a l’impression de rouler sans forcer. Ce n’est pas la plus vive à ces allures-là, mais on sent que les muscles sont moins sollicités, ce qui est pratique quand on enchaîne les jours d’entraînement.
Là où je l’ai trouvée vraiment intéressante, c’est sur les allures tempo / semi-marathon, autour de 4:20–4:30/km pour mon niveau. La chaussure renvoie bien l’énergie, on a ce côté « ça te pousse vers l’avant » que certains commentaires Amazon mentionnent. On n’est pas au niveau d’une paire avec plaque carbone, mais pour un daily trainer, ça envoie bien. Je n’ai jamais eu l’impression de me battre contre la chaussure, au contraire, elle accompagne bien le mouvement de foulée.
Côté stabilité, pour un stack aussi haut, c’est plutôt correct. Le pied ne part pas dans tous les sens, et la plateforme est assez large. Mais on reste sur une chaussure haute : sur des virages serrés ou des trottoirs un peu bancals, on sent quand même qu’il faut rester un minimum attentif. Je n’ai pas eu de sensations de cheville qui vrille, mais je ne conseillerais pas ce modèle à quelqu’un qui court souvent sur chemins techniques. Sur route propre, par contre, ça va très bien.
Sur la question de la vitesse, soyons honnête : ce n’est pas une chaussure de record pur et dur, mais pour un marathon ou un semi couru à son niveau amateur, ça peut largement faire l’affaire. Certains l’utilisent même le jour de la course, et je comprends pourquoi : assez légère, bon rebond, confort qui permet de tenir la distance. Moi, je la garde surtout pour l’entraînement de qualité et les longues sorties, et je trouve que c’est là qu’elle est la plus pertinente.
Ce que propose vraiment cette Superblast 2
Sur le papier, la Asics Superblast 2, c’est la grosse chaussure d’entraînement très amortie mais quand même dynamique, avec un mix de mousses FF BLAST PLUS et FF BLAST TURBO (la même famille que sur les modèles Metaspeed). En gros, Asics vend ça comme une chaussure très légère pour la quantité de mousse, avec un gros rebond et un confort important pour les longues distances. Pas de plaque carbone ici, juste de la mousse et une géométrie pensée pour te pousser vers l’avant.
En taille, je confirme ce qui est indiqué : ça taille normalement. Je fais du 43.5 chez Asics sur Nimbus et Novablast, j’ai pris la même et je ne suis ni serré ni flottant. Il reste un bon centimètre devant le gros orteil, ce qu’il faut pour le pied qui gonfle sur les longues sorties. Le chaussant est plutôt standard : ni trop étroit, ni très large. Les pieds très larges à l’avant auront peut-être envie d’essayer avant d’acheter, mais pour un pied « classique », ça passe bien.
Niveau usage, je la vois surtout comme une chaussure pour :
- Les sorties longues sur route ou chemin propre
- Les footings tempo / allure marathon / allure semi
- Les coureurs qui veulent beaucoup d’amorti sans avoir un truc mollasson sous le pied
Par contre, pour la piste, les séances très nerveuses ou les gens qui aiment sentir le sol, ce n’est pas le bon modèle. On est clairement sur du haut stack, ça filtre énormément les sensations de terrain. Selon moi, ça convient surtout à des gens qui courent déjà un peu, ou à des débutants qui veulent directement beaucoup de confort et qui ne sont pas obsédés par le contact au sol.
Globalement, la promesse « chaussure légère, rebondissante, très amortie » est plutôt respectée. Là où il faut être lucide, c’est sur le prix : ce n’est pas donné, et on est dans la même gamme que d’autres grosses paires de daily trainers premium. Donc autant être sûr que ce type de chaussure te correspond avant de lâcher la somme.
Points Forts
- Amorti très confortable avec bon retour d’énergie, idéal pour les longues distances
- Chaussant globalement stable et agréable, pas de rodage nécessaire pour moi
- Polyvalente sur footing, sortie longue et allure tempo, tout en restant assez légère
Points Faibles
- Prix élevé, surtout si tu ne cours pas beaucoup
- Stack très haut qui peut gêner ceux qui aiment sentir le sol ou qui sont sujets aux entorses
Conclusion
Note de la rédaction
Après une centaine de kilomètres avec ces Asics Superblast 2, mon avis est assez clair : c’est une chaussure très confortable, avec un gros amorti et un bon retour d’énergie, pensée pour les gens qui alignent les kilomètres sur route. Elle fait très bien le job sur les sorties longues et les allures tempo, en limitant la casse musculaire et en gardant des sensations plutôt dynamiques pour ce type de gros « coussin ». Par contre, la hauteur de semelle et le prix ne conviendront pas à tout le monde.
Pour moi, c’est une bonne option si tu cours régulièrement (3 séances ou plus par semaine), que tu prépares des semis ou marathons, et que tu cherches une paire unique pour l’entraînement confort + un peu de performance. Si tu es plus occasionnel, que tu aimes sentir le sol ou que tu as un budget serré, il y a des modèles moins chers et plus simples qui feront largement l’affaire. En résumé : très bonne chaussure pour les gros rouleurs qui veulent du confort moderne et un bon rebond, moins pertinente pour ceux qui cherchent juste une paire « pas chère et basique ».