De l’idée bricolée à Zurich à la marque suisse globale
On Running est née d’une intuition presque artisanale d’Olivier Bernhard, triple champion du monde de duathlon et ancien triathlète professionnel suisse, en quête de nouvelles sensations de course. En découpant un tuyau de jardin pour le fixer sous une semelle, il pose les bases de la future technologie CloudTec et amorce une trajectoire que peu d’analystes de la taille du marché du running auraient anticipée pour une jeune marque helvétique fondée officiellement en 2010 à Zurich. Cette expérimentation, rapidement structurée avec ses associés Caspar Coppetti et David Allemann, transforme une idée de garage en véritable entreprise d’équipementier sportif, aujourd’hui cotée à la Bourse de New York depuis 2021, avec une valorisation de plusieurs milliards de dollars au moment de l’IPO.
La technologie CloudTec, avec ses alvéoles creuses visibles, devient rapidement un repère sur le marché des chaussures de sport et des chaussures de running, autant en Suisse qu’en France. Là où les géants comme Nike et Adidas misent sur des lignes historiques et des volumes de plusieurs millions de paires, On Running choisit une croissance plus sélective, centrée sur la performance et le confort en course à pied, tout en assumant des prix premium rarement remisés. Cette stratégie permet à la marque suisse de se positionner comme une alternative crédible aux grandes marques internationales, sans entrer dans la guerre des promotions qui érode souvent le chiffre d’affaires par paire et la valeur perçue de la chaussure.
Le récit fondateur d’Olivier Bernhard, relayé par Caspar Coppetti et David Allemann, nourrit un storytelling puissant qui parle aux sportifs polyvalents de salle et de fitness. Pour un pratiquant de cross training ou de HIIT, cette histoire de triathlète obsédé par la sensation de foulée rend la promesse produit plus tangible, bien au-delà d’une simple campagne de mode. Dans une analyse de marché centrée sur le segment premium, cette authenticité devient un actif stratégique, surtout face à des marques plus anciennes parfois perçues comme éloignées du terrain et davantage focalisées sur la communication que sur l’usage réel.
La croissance d’On Running s’appuie aussi sur une lecture fine du marché des vêtements de sport et des chaussures de running. En France, où la course à pied compte plusieurs millions de pratiquants réguliers selon les études spécialisées, la marque suisse a compris que le sportif de salle veut une paire capable d’enchaîner tapis de course, rameur et déplacements latéraux sans sacrifier la stabilité. Cette compréhension de la taille du marché et des usages réels nourrit une gamme de produits en ligne avec les attentes d’un public urbain, qui porte ses chaussures de sport autant en ville qu’en salle, et qui attend une transition fluide entre performance et style.
Sur le plan de la distribution, l’entreprise a d’abord misé sur un réseau sélectif de magasins spécialisés avant d’élargir la présence en magasins multimarques et sur son propre site e-commerce. Cette distribution en magasins reste contrôlée, avec des partenaires comme Foot Locker ou JD Sports, afin de préserver l’image de marque premium et d’éviter la banalisation en rayon discount. Pour le consommateur français, cela signifie des points de vente choisis, mais aussi une expérience plus cohérente entre les différents modèles de chaussures et de vêtements de sport proposés, avec un discours clair sur la performance et l’usage recommandé.
Le positionnement d’On Running sur le marché des vêtements et des chaussures de sport s’inscrit dans une dynamique plus large de montée en gamme du running. Là où certaines marques misent sur le volume et les prix bas, la marque suisse assume des prix élevés, justifiés par une promesse de performance et de confort sur la course à pied et la marche active. Cette stratégie contribue à une croissance régulière du chiffre d’affaires, même si elle limite volontairement l’accès à certains segments plus sensibles au prix et impose de démontrer en permanence la valeur ajoutée de chaque nouveau modèle, qu’il s’agisse de la Cloudmonster, de la Cloudsurfer ou de la Cloud X.
Le pari du premium : quand la performance rencontre la mode
On Running a très tôt refusé les codes du running discount, préférant un positionnement premium assumé sur ses chaussures de sport et ses vêtements de sport. Les prix se situent clairement dans le haut de gamme, parfois au niveau ou au-dessus de Nike et Adidas, ce qui impose une exigence forte sur la performance réelle en course à pied et en salle. Cette stratégie premium, combinée à une distribution sélective et à une communication maîtrisée, explique une partie de la croissance rapide de la marque suisse sur les marchés européens et nord-américains.
Le partenariat avec Roger Federer marque un tournant décisif pour l’entreprise, en faisant basculer On Running du pur running vers un univers plus lifestyle. L’arrivée du champion suisse comme investisseur et ambassadeur, officialisée en 2019, crédibilise la marque auprès d’un public plus large, sensible à la mode autant qu’au sport, et renforce la légitimité de la marque helvétique face aux géants Nike et Adidas sur les marchés mondiaux. Ce mouvement s’accompagne d’une extension de la ligne de produits, avec des chaussures et des vêtements pensés pour la ville, sans renoncer à la performance technique ni à la signature visuelle CloudTec, comme en témoigne la gamme The Roger inspirée du tennis.
Le choix de l’actrice américaine Zendaya comme visage de campagne pour certaines collections est souvent évoqué pour illustrer ce virage vers la mode, même si les collaborations exactes évoluent au fil des saisons et des marchés. Pour un sportif polyvalent de salle en France, cette hybridation signifie des chaussures de running et de training qui passent sans effort du tapis de course à la rue, avec un design suffisamment sobre pour accompagner un jean ou un pantalon casual. Cette double identité sport et mode nourrit la croissance de la marque sur le marché des vêtements et des chaussures, mais crée aussi un risque de flou dans la perception de l’équipementier sportif si la segmentation entre performance pure et lifestyle n’est pas clairement expliquée.
Sur le segment premium, On Running se retrouve désormais face à Hoka et New Balance, qui ont eux aussi misé sur des chaussures de running très amorties et des prix élevés. Là où Hoka joue la carte du maximalisme et New Balance celle de l’héritage, On Running mise sur la signature visuelle CloudTec et sur une image de marque suisse associée à la précision, à la qualité de fabrication et à l’innovation. Pour le consommateur, cette concurrence offre plus de choix, mais rend l’analyse de marché plus complexe, car les différences se jouent autant sur le ressenti de foulée que sur l’image projetée et sur la durabilité perçue.
Les critiques sur la durabilité de certaines semelles CloudTec rappellent toutefois les limites du modèle premium, surtout à ces niveaux de prix. Des utilisateurs signalent une usure rapide des alvéoles sur des usages intensifs en course à pied ou en marche urbaine, ce qui interroge sur le rapport qualité-prix pour des chaussures censées durer plusieurs saisons. Ces retours restent variables selon les modèles et les profils de coureurs, mais ils incitent à examiner de près les recommandations d’usage fournies par la marque et les tests indépendants disponibles. Pour un sportif de salle, il devient essentiel de bien cibler son usage, en réservant certains modèles à la course et d’autres au cross training, voire en se tournant vers des modèles plus stables comme certaines baskets d’haltérophilie détaillées dans ce test de chaussures pour le cross training et la musculation.
Dans ce contexte, l’analyse du marché des vêtements et des chaussures de sport montre que la croissance ne se fait plus seulement par le volume, mais par la valeur perçue. Les marques qui, comme On Running, assument une stratégie premium doivent prouver en permanence la supériorité de leurs produits, que ce soit en performance pure, en confort de marche ou en polyvalence pour la salle et la ville. C’est cette exigence continue qui conditionnera la trajectoire future de la marque suisse face aux mastodontes Nike et Adidas et aux nouveaux venus du segment premium, dans un environnement où les consommateurs comparent de plus en plus les avis, les tests indépendants et les données techniques.
Pour les passionnés de technologies de semelles, la comparaison avec d’autres innovations comme celles détaillées dans cet article sur les innovations de l’Adidas Prime X permet de mieux situer On Running. On voit alors comment chaque équipementier sportif cherche à se différencier par la géométrie de la semelle, la mousse utilisée et la manière de gérer le retour d’énergie en course à pied. Cette bataille technologique nourrit l’intérêt des coureurs avertis, mais peut aussi brouiller le message pour le pratiquant de salle qui cherche surtout stabilité, confort et durabilité, et qui doit arbitrer entre performance maximale et polyvalence au quotidien.
De la course à pied au lifestyle : un changement d’échelle mondial
Le passage du running pur au lifestyle a permis à On Running de changer d’échelle sur le marché mondial des chaussures et des vêtements de sport. En élargissant sa ligne de produits à des sneakers du quotidien et à des vêtements de sport plus mode, la marque suisse a conquis un public qui ne pratique pas forcément la course à pied de manière intensive. Cette extension de gamme a un impact direct sur le chiffre d’affaires, en augmentant la fréquence d’achat et en touchant des consommateurs sensibles à l’esthétique autant qu’à la performance, notamment dans les grandes métropoles européennes et américaines.
En France, où l’on compte plusieurs dizaines de millions de sorties de course à pied par an, le marché du running se structure autour de pratiquants très variés, du coureur occasionnel au marathonien. Les données de l’Observatoire du running, détaillées dans cet article sur les chiffres clés du running en France, montrent une pratique en hausse, mais aussi une forte porosité entre sport et lifestyle. On Running s’inscrit pleinement dans cette tendance, en proposant des chaussures de running qui restent crédibles pour la performance tout en étant suffisamment élégantes pour un usage quotidien, y compris pour la marche active et les déplacements domicile-travail.
La distribution en magasins physiques joue un rôle clé dans cette stratégie, car elle permet aux clients d’essayer les chaussures et de ressentir la spécificité du CloudTec. L’entreprise soigne sa distribution en magasins spécialisés, mais aussi dans des enseignes plus généralistes, afin de toucher un public large sans diluer son image de marque. Pour un sportif polyvalent, cette présence en magasin facilite la comparaison avec d’autres marques, qu’il s’agisse de Nike, Adidas, Hoka ou New Balance, et permet une analyse plus fine du rapport qualité-prix en fonction de sa pratique, de son poids et de la fréquence de ses séances.
Au-delà de l’Europe, On Running accélère sa croissance sur des zones comme le Moyen-Orient et l’Orient Afrique, où le marché des vêtements de sport et des chaussures de running progresse rapidement. La marque suisse y mise sur son image de qualité et sur une distribution sélective, en s’appuyant sur des partenaires locaux pour adapter l’offre de produits aux spécificités climatiques et culturelles. Cette expansion internationale renforce la taille du marché adressé par l’entreprise, mais impose aussi une gestion fine des stocks, des prix et des lancements de collections pour préserver la cohérence globale de la marque et éviter les écarts trop importants entre régions.
Pour le consommateur, cette internationalisation se traduit par une plus grande disponibilité des produits en ligne et en magasin, mais aussi par une montée en gamme progressive des collections. Les vêtements de sport On Running, initialement centrés sur le running, s’étendent désormais à des pièces plus polyvalentes, adaptées à la salle de sport, au fitness et au quotidien. Cette diversification renforce la présence de la marque sur le marché des vêtements, tout en consolidant son statut d’équipementier sportif complet plutôt que de simple fabricant de chaussures, avec des ensembles coordonnés qui facilitent l’achat par tenue plutôt que par produit isolé.
Dans ce contexte, l’expression « on running marque suisse croissance 2026 » résume bien les enjeux actuels de l’entreprise, qui doit concilier expansion rapide et maintien de son identité. La progression en millions d’euros de chiffre d’affaires ne peut être durable que si la marque continue à offrir une expérience produit cohérente, de la course à pied à la marche urbaine, en passant par la salle de sport. Pour le sportif polyvalent français, cette cohérence se mesure au quotidien, à chaque séance de HIIT, de musculation ou de footing en extérieur, et conditionne la fidélité à la marque face à une offre concurrente très large.
Les fondateurs Caspar Coppetti, David Allemann, Martin Hoffmann et Olivier Bernhard restent au cœur de cette stratégie, en veillant à ce que la marque suisse conserve son ADN d’innovation. Leur présence visible dans la communication renforce la confiance des consommateurs, qui perçoivent On Running comme une entreprise encore proche de ses racines sportives malgré son statut de groupe coté. Cette proximité perçue constitue un avantage concurrentiel face à des marques plus anonymes, surtout pour un public qui valorise l’authenticité autant que la performance et qui suit de près les prises de parole des dirigeants sur la durabilité et la responsabilité sociale.
Ce que cela change pour le sportif de salle en France
Pour un pratiquant de salle, de cross training ou de HIIT en France, la montée en puissance d’On Running change concrètement l’offre disponible en magasin et en ligne. Là où l’on trouvait surtout des modèles orientés course à pied, la marque suisse propose désormais des chaussures plus stables, adaptées aux mouvements latéraux et aux charges modérées. Cette évolution répond à une analyse de marché qui montre la croissance du fitness, du training fonctionnel et des cours collectifs, au-delà du seul running traditionnel en extérieur.
Le sportif polyvalent doit toutefois naviguer dans une offre de plus en plus dense, où les frontières entre chaussures de running, chaussures de training et sneakers lifestyle deviennent floues. On Running, comme Nike et Adidas, multiplie les références, ce qui rend la lecture du marché des vêtements et des chaussures plus complexe pour un acheteur non spécialiste. Dans ce contexte, l’expression « on running marque suisse croissance 2026 » ne doit pas rester un slogan marketing, mais se traduire par des choix clairs de gamme et de positionnement pour chaque type de pratique, avec des fiches produits pédagogiques et des conseils en magasin.
Pour bien choisir, il est utile de distinguer trois familles de produits chez On Running et chez les autres marques. Les modèles orientés course à pied privilégient l’amorti et le retour d’énergie, idéals pour les sorties longues mais parfois trop instables pour les squats lourds ou les mouvements explosifs en salle. Les modèles plus polyvalents, souvent présentés comme des chaussures de sport du quotidien, offrent un compromis intéressant pour le cross training léger, tandis que les chaussures spécifiquement conçues pour la musculation restent plus rares dans la gamme On et nécessitent parfois de se tourner vers des spécialistes de l’haltérophilie.
Le marché des vêtements de sport suit une logique similaire, avec des pièces très techniques pour le running et d’autres plus orientées mode pour le lifestyle. On Running mise sur des textiles légers et respirants, adaptés à la salle comme à la marche urbaine, mais les prix restent élevés par rapport à la moyenne du marché des vêtements. Pour le consommateur, l’enjeu est de vérifier si la qualité perçue, la coupe et la durabilité justifient cet écart de prix, surtout lorsque l’on compare avec d’autres marques premium ou avec des acteurs plus généralistes qui proposent des collections capsules à des tarifs plus accessibles.
Dans une perspective d’analyse de marché, la réussite d’On Running montre que le segment premium peut encore croître, à condition d’apporter une vraie valeur ajoutée en performance et en style. La marque suisse a su capitaliser sur son image d’innovation, sur le soutien de Roger Federer et sur une communication maîtrisée pour s’imposer comme un rival crédible de Nike et Adidas. Pour le sportif de salle, cette concurrence accrue se traduit par des produits plus aboutis, mais aussi par un besoin accru de tri et de comparaison avant l’achat, en tenant compte de son budget, de sa fréquence d’entraînement et de ses priorités (amorti, stabilité, look).
Enfin, la question de la durabilité reste centrale, tant pour les chaussures de running que pour les vêtements de sport. Les critiques sur l’usure de certaines semelles CloudTec rappellent que la croissance en millions d’euros de chiffre d’affaires ne suffit pas ; il faut aussi garantir une durée de vie cohérente avec le positionnement prix. Les sportifs les plus exigeants n’hésitent plus à partager leurs retours d’expérience sur les réseaux sociaux et les plateformes d’avis, ce qui influence directement la perception de la marque et, à terme, la taille du marché adressable et la fidélité des clients les plus engagés.
Pour résumer, l’ascension d’On Running, souvent associée à l’idée de « on running marque suisse croissance 2026 », illustre la transformation profonde du marché des chaussures et des vêtements de sport. Le consommateur français, qu’il pratique la course à pied, la salle ou la marche active, bénéficie d’une offre plus riche, mais doit aussi développer une lecture plus critique des promesses de performance et de mode. C’est en croisant ses besoins réels, son budget et la réputation des marques qu’il pourra tirer le meilleur parti de cette nouvelle donne et choisir en connaissance de cause entre On, Nike, Adidas, Hoka, New Balance et les autres acteurs du segment premium.
Chiffres clés et dynamiques du marché des chaussures de sport
- Le marché mondial du running et des chaussures de sport pèse plusieurs dizaines de milliards d’euros, avec une croissance annuelle portée par l’augmentation du nombre de pratiquants et par la montée en gamme des produits premium.
- En France, on estime à plus de dix millions le nombre de personnes qui pratiquent la course à pied au moins une fois par an, ce qui alimente un marché des chaussures de running et des vêtements de sport particulièrement concurrentiel et sensible aux innovations de semelles.
- Les marques premium comme On Running, Hoka ou certaines lignes de New Balance captent une part croissante de la valeur, même si elles restent minoritaires en volume face aux géants Nike et Adidas, qui dominent encore largement les ventes mondiales.
- La part du lifestyle dans les ventes de chaussures de sport progresse régulièrement, avec des modèles initialement conçus pour la performance qui deviennent des objets de mode portés au quotidien, y compris par des personnes qui ne courent presque jamais.
- Les zones Moyen-Orient et Orient Afrique affichent des taux de croissance supérieurs à la moyenne mondiale pour le marché des vêtements et des chaussures de sport, ce qui explique l’intérêt croissant des marques suisses et internationales pour ces régions à fort potentiel.
- La montée des pratiques de fitness, de cross training et de HIIT en salle modifie la structure de la demande, en créant un besoin spécifique pour des chaussures polyvalentes, stables et confortables, différentes des modèles purement orientés course à pied et plus proches de l’univers du training fonctionnel.